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Nouvelle Vague

les musiques de films
1957-1962






Ascenseur
pour l’échafaud,
Louis Malle
Miles Davis

Les liaisons dangereuses,
Roger Vadim
Art Blakey’s
Jazz Messengers
avec Barney Wilen

À bout de souffle,
Jean-Luc Godard
Martial Solal

L’eau à la bouche,
Jacques
Doniol-Valcroze
Serge Gainsbourg

Jules et Jim, François Truffaut
Georges Delerue

Cléo de 5 à 7, Agnès Varda
Michel Legrand


La Nouvelle Vague est le grand courant avant-gardiste qui, dès la fin des années 1950, redéfinit la manière d’écrire, réaliser et produire le cinéma. Souvent relayée au second rang après la réalisation et l’écriture, la musique eut pourtant une place prépondérante dans cette révolution culturelle. En témoigne notamment la session d’enregistrement d’« Ascenseur pour l’échafaud » où Miles Davis improvise sur les images de Louis Malle, dont l’aura est légendaire. Mais qui se souvient que la célèbre chanson « L’eau à la bouche » de Serge Gainsbourg et Alain Goraguer a été écrite pour le film du même nom ? Olivier Julien réalise ici une formidable rétrospective qui regroupe un aéropage de musiciens exceptionnels : Georges Delerue, Alain Goraguer, Paul Misraki, Michel Legrand, de Miles Davis, Art Blakey, Martial Solal, ou encore Serge Gainsbourg.   
Patrick FRÉMEAUX

The Nouvelle Vague is the name given to the great avant-garde trend of the late Fifties that redefined the way in which films were written, produced and directed. Up until then in the film world, music, unlike directing and screenwriting, had been considered of secondary importance, but this new cultural revolution gave pride of place to the music that accompanied the images. Take the recording session for “Lift To The Scaffold” for example, which amply illustrated the new role of music: trumpeter Miles Davis improvised over the images of filmmaker Louis Malle, and the resulting aura of the film is now a legend. Yet who remembers the famous song “L’eau à la bouche” that Serge Gainsbourg and Alain Goraguer wrote for the same film? This set produced by Olivier Julien provides a wonderful perspective that features an impressive array of exceptional musicians, from Georges Delerue to Paul Misraki and Michel Legrand, including Art Blakey and Martial Solal, and with Miles Davis, Alain Goraguer & Serge Gainsbourg of course.    
Patrick FRÉMEAUX



Nouvelle Vague : les musiques de films 1957-1962

Par Olivier Julien

Le mouvement cinématographique de la Nouvelle Vague défend une nouvelle approche du septième art en termes d’écriture, de réalisation et de production. Il s’oppose à l’académisme du cinéma français, dominé par les scénarios littéraires et un jeu d’acteur venu du théâtre. Il se développe à travers des formes plus proprement cinématographiques sous l’impulsion des « jeunes turcs » composées de jeunes critiques issus notamment des Cahiers du cinéma et de la revue Arts avec pour chefs de file François Truffaut et Jean-Luc Godard. mais également Jacques Rivette, Claude Chabrol, Éric Rohmer, Pierre Kast et Jacques Doniol-Valcroze qui réalisent leurs premiers longs métrages entre 1958 et 1961. D’autres cinéastes partagent les mêmes valeurs, même s’ils ne sont pas issus de la critique comme Agnès Varda, Jacques Demy, Jean Rouch, Jacques Rozier, Jean-Daniel Pollet, Chris Marker et Alain Resnais qui ont pour la plupart déjà tourné de nombreux courts métrages remarquables. On voit apparaître une nouvelle façon de produire, de tourner, de fabriquer des films qui s’oppose aux traditions et aux corporations. Devenu Ministre des Affaires Culturelles en 1958, André Malraux facilite l’accès à la réalisation des jeunes cinéastes sans passer par le parcours traditionnel de la profession. Le changement de société et de mœurs, le désir de transformer le cinéma et de rompre avec le passé sont au principe de la Nouvelle Vague. Celle-ci n’est pas une « école artistique » avec un style particulier, mais plutôt un esprit qui aura autant de traductions différentes qu’il y a de cinéastes pour s’en emparer. Souvent mentionnée, l’apparition de nouveaux appareils (caméras et magnétophones) joue un rôle significatif dans ce mouvement. C’est toute la grammaire du cinéma qui est remise en question de multiples manières, dans le tournage, le jeu des acteurs, le montage, l’utilisation de la voix off, le rapport à la caméra, la manière de filmer la ville ou les sentiments.
Les films de la Nouvelle Vague sont aussi caractérisés par leurs héros généralement jeunes et contemporains. Ce sont des gens ordinaires qui ne s’occupent que de leurs affaires personnelles. Ils sont en quête d’indépendance. Ils sont souvent oisifs, n’ont pas peur d’enfreindre la loi, sont indifférents à la société et à la famille et sont en quête d’amour. Tous ces films s’illustrent par une bande son originale dont l’intégralité des enregistrements édités de 1957 à 1962 sur disques 45 tours se trouve dans ce coffret.

Les amants réalisé par Louis Malle, sorti en 1958 sur des dialogues de Louise de Vimorin est un drame psychologique avec pour héroïne Jeanne Moreau, l’histoire d’un adultère vécu avec plaisir et comportant une scène dénudée déclencha les foudres des milieux catholiques. Il reçut néanmoins le prix spécial du jury au festival de Venise. La bande sonore reprend des compositions de Johannes Brahms, un 45 tours ( SP trianon 4325 ets) est édité reprenant des extraits du sextuor pour cordes n°1 en si bémol majeur opus 18 : «Andante ma moderato».

Ascenseur pour l’échafaud également réalisé par Louis Malle, sorti en 1958, est un film noir adapté du roman du même nom de Noël Calef (paru en 1956). Un ancien parachutiste joué par Maurice Ronet assassine le mari de sa maîtresse interprétée par Jeanne Moreau. Il est contraint de revenir sur la scène du crime pour effacer une trace compromettante ; il se retrouve alors coincé dans l’ascenseur, sa maîtresse le recherche en vain tandis que sa voiture est volée par un livreur qui dans un mouvement de panique tuera un couple d’allemands. La musique originale très présente dans le film à été confiée au jeune Miles Davis et sera éditée sous la forme d’un 33 tours dont a été extrait un EP présent dans ce coffret (45 tours EP Fontana 460 603 ME). Cette bande originale est devenue un grand classique de la musique de films.

Les 400 coups
, premier long-métrage de François Truffaut, sorti en 1959 est un des films les plus emblématiques de la Nouvelle Vague. C’est le premier volet des aventures du jeune Antoine Doinel interprété par Jean-Pierre Léaud, garçon de douze ans passionné par Honoré de Balzac. Effronté et menteur, il se retrouve dans une spirale qui l’amènera jusqu’à la maison de correction dont il s’échappe. La force du film vient de la bonne volonté de ce jeune garçon qui le rend attachant et excuse ses menus larcins. Le film obtiendra notamment le prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1959. La bande originale du film est composée et dirigée par Jean Constantin qui triomphe au même moment avec sa chanson Mets deux thunes dans l’bastringue.

À double tour est le troisième long métrage réalisé par Claude Chabrol. Sorti en 1959, le film se déroule dans le cadre préféré du réalisateur qui est la petite bourgeoisie de province. La famille Marcoux paisiblement installée aux environs d’Aix en Provence vit dans la bienséance lorsqu’une nouvelle voisine s’installe et devient la maîtresse du chef de famille. La situation se complique pour tout le monde lorsque cette dernière présente un ami à la fille Marcoux et qu’ils entament une relation. La bande originale est signée et dirigée par le grand chef d’orchestre Paul Misraki déjà compositeur de nombreuses chansons et qui signera prés de cent quatre-vingt musiques de films.

La tête contre les murs réalisé par Georges Franju sorti en 1959 est l’adaptation du roman éponyme d’Hervé Bazin. Pierre Brasseur alias François Gérane alterne les séjours en prison et ceux en hôpitaux psychiatriques. Il s’agit d’une allégorie entre l’en­fermement physique et l’enfermement dans son propre corps résumé par une phrase du film « Les murs sont avant tout tes murs. Ils peuvent reculer devant tes pas, mais ta liberté même reste une enceinte si tu ne sors pas de toi-même ». Jean-Luc Godard en fera l’éloge dans Les cahiers du cinéma : « La tête contre les murs est un film de fou sur les fous. C’est donc un film d’une beauté folle. ». Le film recevra en 1960 le Grand Prix de l’Académie du cinéma. La musique est signée du grand compositeur Maurice Jarre.

Les Liaisons dangereuses 1960, sorti en 1959 est une adaptation du roman Les Liaisons dangereuses de Pierre Choderlos de Laclos réalisé par Roger Vadim. Le couple des Valmont est incarné par Gerard Philippe et Jeanne Moreau, Ils n’ont qu’un plaisir, s’aimer et s’amuser à détruire les âmes des autres en détruisant les couples au jeu pervers de la « séduction / destruction » froide et préméditée. On notera une apparition de Boris Vian. La musique est signée de Art Blakey’s Jazz Messengers avec le saxophoniste Bernard Jean Wilen, dit « Barney Wilen »

À bout de souffle de Jean-Luc Godard sorti en 1960 est un des films phare de la Nouvelle Vague, Jean-Paul Belmondo (Michel Poiccard) et Jean Seberg (Patricia Franchini) incarnent un couple qui a eu une liaison mais elle ne veut plus de lui. Michel est en fuite après avoir tué un gendarme tandis qu’elle vend le journal New-York Herald Tribune sur les Champs-Élysées afin de financer des études à la Sorbonne. Le visage de Michel est bientôt imprimé dans les journaux et, de nouveau amants, ils se cachent chez un ami jusquà ce que Patricia finisse par le dénoncer. La musique est signée du pianiste et chef d’orchestre Martial Solal.

L’eau à la bouche de Jacques Doniol-Valcroze sorti en 1960 est un chassé-croisé amoureux entre trois couples. Miguel, jeune notaire à la mort de lady Henriette, convoque ses petits-enfants dans un somptueux château néo-baroque. Deux cousines, Milena et Séraphine, investissent les lieux. La seconde est accompagnée non par son frère, comme le voudrait l’usage, mais par son amant, elle est bientôt attirée par le notaire tandis que Miguel succombe au charme de Séraphine. L’amant se consolera dans les bras de Milena. César, le majordome quand à lui séduit la bonne..La musique est signée Serge Gainsbourg sur des arrangements d’Alain Goraguer, la chanson titre deviendra un petit succès.

Le bel age de Pierre Kast sorti en 1960 est une comédie de mœurs qui relate l’évocation de leur vie amoureuse par trois personnages d’après une nouvelle d’Alberto Moravia : Un groupe d’amis part en forêt pour chasser. Tour à tour, ils racontent un épisode de leur passé et, à mesure, de nouveaux liens se créent. C’est dernier film de Boris Vian (†1959) aux cotés de sa femme Ursula Kübler avec également à la distribution : Alexandra Stewart et Jean-Claude Brialy qui chacun portent leur véritable prénom. La musique est signée d’Alain Goraguer et Georges Delerue.

Les bonnes femmes de Claude Chabrol sorti en 1960 relate la vie de quatre vendeuses dans un magasin d’appareils ménagers : Jane, Ginette, Jacqueline et Rita passent leurs journées à s’ennuyer entre deux rayons et leurs soirées à traquer la compagnie des hommes et un bonheur bien souvent incertain. Jeanne, mariée, accumule les amants d’un soir. La nuit venue, Ginette se transforme en chanteuse italienne et se donne en spectacle. Rita subit lâchement un fiancé médiocre et une belle-famille exaspérante. Jacqueline, la plus digne des quatre, cherche désespérément l’amour sincère. Mais pour elle, comme pour ses amies, les rencontres d’un soir et les rêves qu’elles suscitent sont souvent synonymes de profondes désillusions... La musique est signée Paul Misraki et la direction d’orchestre de Jacques Metehen.

Zazie dans le métro de Louis Malle sorti en 1960 est une comédie burlesque d’après le roman éponyme de Raymond Queneau paru en 1959. Zazie, une gamine de dix ans aux manières délurées et au langage trivial, arrive de province, impatiente de découvrir le métro parisien. Son oncle Gabriel l’attend à la gare et, à sa grande déception, la jette directement dans un taxi conduit par son ami Charles et la dépose au café Turandot. Là, elle fait la connaissance de Mado P’tits Pieds, une serveuse au grand cœur, de sa tante Albertine, ménagère modèle, et d’autres figures truculentes. Zazie s’échappe pour enfin se promener en métro, mais quand elle se rend compte qu’il est fermé pour cause de grève, elle se met à pleurer. Chacun va désormais vaquer à ses propres occupations. L’oncle se travestit en danseuse espagnole dans un café-concert, Charles déclare sa flamme à Mado pendant que Zazie découvre le marché aux puces en compagnie de Pédro-Surplus, qui se métamorphosera en agent Trouscaillon, puis en Aroun-Arachide. Après deux jours de folie parisienne, Zazie emprunte enfin le métro pour se rendre à la gare et repartir. Mais Zazie, endormie dans les bras de sa tante, n’a toujours pas vu le métro…La musique est signée du pianiste et compositeur italien Fiorezo Carpi.

Et Dieu... créa la femme
, Brigitte Bardot, son pre­mier disque microsillon (1957)
Extraits de la bande originale du film de Roger Vadim
Sortie de l’orphelinat où elle a grandi, Juliette, 18 ans, tient, à Saint-Tropez, la librairie des Morin, ses parents adoptifs. Jeune fille à la beauté provocante, elle suscite le désir des hommes, en particulier celui d’Eric Carradine, le propriétaire d’une boîte de nuit très en vogue. Mais Juliette est amoureuse d’Antoine Tardieu, qui exploite un petit chantier naval. C’est pourtant son frère, Michel, qu’elle épouse par dépit. Toutefois, elle devient la maîtresse d’Antoine. Michel découvre la trahison de sa femme et a une altercation plus qu’orageuse avec son frère. En proie à une terrible crise de jalousie, il rejoint Juliette dans la discothèque de Carradine et la gifle violemment en public... Le disque reprenant la bande originale de Paul Misraki contient des interventions de Brigitte Bardot qui narre l’histoire du film.

Tirez sur le pianiste de François Truffaut sorti en 1960 est l’adaptation d’un roman policier de David Goodis. Pour son deuxième film, Truffaut confie le rôle principal à Charles Aznavour qui incarne un pianiste de bar timide en prise avec des gangsters alors que ces derniers s’en prennent à ses frères, Chico, Momo et le petit Fido. Un soir, Chico, poursuivi, cherche refuge dans le bistrot près de Charlie. La serveuse Léna (Marie Dubois) est amoureuse de Charlie. Elle sait qu’il se nomme en fait Édouard Saroyan, qu’il est un grand pianiste et qu’il a été marié. Un jour, sa femme Thérésa lui a avoué qu’elle avait acheté sa célébrité en couchant avec son imprésario, puis elle s’est jetée par la fenêtre. Depuis, Édouard a troqué le piano de concert contre le piano de bastringue. Maintenant, Léna veut aider Charlie à redevenir Édouard. La musique originale est composée et dirigée par Georges Delerue. Boby Lapointe apparaît dans le film et interprète Framboise et Marcelle.

Une Femme Est Une Femme
de Jean-Luc Godard sorti en 1961 raconte l’histoire d’une jeune danoise Angela (Anna Karina), strip-teaseuse dans une boîte de nuit à Paris. Émile (Jean-Claude Brialy) est libraire et coureur cycliste à ses moments perdus. Ils se rencontrent, s’aiment et décident de vivre ensemble. Leur union, un rien originale, n’en est pas moins solide, jusqu’au soir où la jeune femme lui fait part de son désir d’enfant. Émile refuse catégoriquement, ne se sentant pas encore prêt à assumer une éventuelle paternité. Angela menace alors de s’adresser à son meilleur ami, Alfred Lubitsch (Jean-Paul Belmondo) qui est secrètement amoureux d’elle... La musique est signée par Michel Legrand et Anna Karina interprète la chanson titre sur des paroles de Jean-Luc Godard.

Cléo de 5 à 7
d’Agnés Varda sorti en 1961 se déroule en temps réel, le 21 juin 19611 à Paris. Cléo (Corinne Marchand), une jeune et belle chanteuse plutôt frivole, craint d’être atteinte d’un cancer. Il est 17 heures et elle doit récupérer les résultats de ses examens médicaux dans 2 heures. Pour tromper sa peur, elle cherche un soutien dans son entourage. Elle va se heurter à l’incrédulité voire à l’indifférence et mesurer la vacuité de son existence. Elle va finalement trouver le réconfort auprès d’un inconnu à l’issue de son errance angoissée dans Paris. La bande originale est composée par Michel Legrand et Agnes Varda signe les deux chansons incluses dans le film : Sans toi et La belle p... interprétées par Corinne Marchand qui enregistre deux titres supplémentaires présents dans ce coffret : La joueuse et La menteuse.

L’Année Dernière À Marienbad d’Alain Resnais sorti en 1961 décrit le rêve d’un homme qui aime une femme inaccessible. Il vient la chercher. Mais le rêve est aussi cauchemar : la femme ne se souvient plus de lui. Il essaie de l’atteindre. Lorsqu’il croit l’avoir fait, elle s’est déplacée sur une autre pointe du temps, un autre souvenir : il faut la convaincre à nouveau. De nouveaux cauchemars se dressent devant lui : est il sur que c’est elle qu’il aime ? Est-il sûr de l’avoir rencontré ? Mais oui, c’est elle qu’il aime. Il l’emporte dans sa nuit. Fin du rêve, avant celui de demain. Le film est célèbre pour l’ambiguïté de sa structure narrative, qui a beaucoup dérouté et divisé les critiques. La dimension onirique et la confusion entre réalité et illusion ont par la suite inspiré bien des réalisateurs. La musique orchestrale de Francis Seyrig est dirigée par André Girard. Sa musique d’orgue est interprétée par Marie-Louise Girod sur l’instrument de l’Oratoire du Louvre qui ne disposait encore que de dix jeux. L’organiste explique, dans un entretien pour la revue L’Orgue, que « Resnais avait apprécié que l’orgue ne soit pas fini car, il n’aurait, ainsi, pas vraiment une sonorité d’orgue... »

Lola de Jacques Demy sorti en 1962 se déroule à Nantes : Lola (Anouk Aimée), une entraîneuse, attend depuis sept ans le retour de Michel (Jacques Harden), le père de son fils Yvon, parti faire fortune dans les colonies françaises. Le hasard l’amène un jour à croiser un ami d’enfance, Roland (Marc Michel), un éternel insatisfait qui songe lui-même à quitter la France mais qui, épris de Lola depuis toujours, ne peut s’empêcher de la demander en mariage, en vain bien sûr. Quelque temps plus tard, un inconnu vêtu de blanc, portant un chapeau texan, fait son entrée en ville, au volant d’une Cadillac. L’homme passe devant le Café naval, où travaille Lola... La musique est signée Michel Legrand et La chanson de Lola est interprétée par Jacqueline Danno qui double Anouk Aimée dans le film pour les parties chantées. Les paroles sont signées Agnés Varda.

L’eclipse de Michelangelo Antonioni sorti en 1962 se déroule à Rome où Vittoria (Monica Vitti) rompt brutalement avec son amant Riccardo (Francisco Rabal) après trois années passées à ses côtés. La jeune femme est fatiguée d’une vie qu’elle considère sans amour et s’interroge si elle l’a seulement aimé un jour. Ne s’est-elle pas plutôt laissée porter par le confort qu’il lui offrait ? Elle rejoint sa mère à la Bourse et fait ainsi la connaissance de Piero (Alain Delon), un agent de change dont la jeunesse, l’ambition et la séduction cynique la charment immédiatement. Ayant quitté Rome pour Vérone, elle repense à Piero et se convainc qu’il est le meilleur remède pour oublier Riccardo... La musique est composée par Giovanni Fusco et la chanteuse italienne Mina interprète la chanson-titre en français et en italien.

Jules et Jim de François Trufaut sorti en 1962 est un grand classique du cinéma de la Nouvelle Vague adapté du roman du même nom de Henri-Pierre Roché paru en 1907. Jules (Oskar Werner), étudiant allemand, et Jim (Henri Serre), étudiant français, font connaissance, sympathisent et sont bientôt liés par une amitié profonde. Ils partagent les mêmes goûts en matière de livres, d’art et de femmes. Ils font ensemble un voyage dans le Sud méditerranéen et découvrent, sur un champ de fouilles, une statue dont le merveilleux sourire les bouleverse. De retour à Paris, ils sont éblouis de retrouver ce sourire sur les lèvres de Catherine (Jeanne Moreau), une jeune femme rencontrée par hasard. Un quiproquo précipite événements et décisions. C’est Jules que Catherine épousera, sans pour autant cesser d’aimer Jim. La guerre éclate. Le trio ne se reformera qu’après l’Armistice... La musique est signée de Georges Delerue et Jeanne Moreau y interprète le fameux Tourbillon accompagnée par Bassiak à la guitare. C’est cette prise directe que l’on retrouve dans le disque.

Olivier JULIEN
© Frémeaux & Associés 2021




New Wave in films:
the Soundtracks 1957-1962

By Olivier Julien

In films, the movement known as the Nouvelle Vague was the advocate of a new approach to the Seventh Art in terms of writing, directing and producing. The New Wave was against the academic nature of French filmmaking, dominated by literary screenplays and acting that had been schooled in the theatre. And this new movement would evolve in forms that had more to do with cinemas than theatres, carried by certain “young lions” among the film critics whose articles appeared in reviews like Les Cahiers du cinéma and Arts. The leading figures were François Truffaut and Jean-Luc Godard, but they also included Jacques Rivette, Claude Chabrol, Éric Rohmer, Pierre Kast and Jacques Doniol-Valcroze, who directed their own first full length features between 1958 and 1961. Their tastes and opinions were shared by other filmmakers (even if the latter weren’t critics to begin with), among them Agnès Varda, Jacques Demy, Jean Rouch, Jacques Rozier, Jean-Daniel Pollet., Chris Marker and Alain Resnais, most of whom already had numerous remarkable short-films to their credit. New methods of film production would appear, with new ways of shooting and constructing films that broke with tradition and corporate methods.
When André Malraux became France’s Cultural Affairs Minister in 1958 he made it easier for young people to make films without having to follow the traditional path taken by the profession. Changes in society and morals, and the desire to transform films and break with the past, were keywords in the principles of the Nouvelle Vague. The latter was no artistic “school” with a particular style; it was rather a state of mind, one that would translate in as many ways as there were filmmakers ready to embrace it. Often mentioned were the new kinds of apparatus used (cameras and tape recorders) and these played a significant role in the movement. The entire grammar of filmmaking was called into question in many ways, whether on the set or in acting, editing, voice-over, the actors’ relationship with the camera, not to mention the way to film city streets and human feelings.
New Wave films were also characterised by their heroes, who were generally young people living in the present day. They were ordinary, and interested in only their own affairs. They sought independence, and often had no need to work for a living; nor were they afraid to break the law; they were indifferent to notions of family and society, and they were looking for love… All these films stand out by the excellence of their original soundtracks, and this set contains every recording from between 1957 and 1962 that appeared on a 45rpm single.

Les amants made by Louis Malle was released to cinemas in 1958 with dialogue written by Louise de Vimorin. A psychological drama whose heroine is played by Jeanne Moreau, the film tells the story of an adultery experienced with pleasure, and it contains a nude scene that caused trouble in Catholic circles. Even so, it was awarded the special Jury Prize at the Venice Film Festival. The soundtrack made use of compositions by Johannes Brahms, and a 45rpm single was released (Trianon SP 4325 ets) with excerpts from his String Sextet N°1 in B-flat Major Op.18, Andante ma moderato.

Ascenseur pour l’échafaud
(almost better known as Lift To The Scaffold outside of France) was also from director Louis Malle (1958). It is a classic noir film adapted from the novel of the same name written by Noël Calef (published in 1956). Actor Maurice Ronet plays an ex-Legion paratrooper who murders the husband of his mistress (played by Jeanne Moreau). He has to return to the crime scene to remove compromising evidence but finds himself stuck in the lift… His mistress looks for him in vain, and his car is stolen by a delivery man who kills a German couple in a moment of panic. The original music has extraordinary presence in the film, and the young trumpeter Miles Davis was entrusted with its creation, improvising in the studio with the film projected in front of the musicians. It was released on a 33rpm disc and the EP taken from it is included in this set (Fontana 460 603 ME). The recording is a classic, in jazz and in film music.

Les 400 coups, the first full-length feature filmed by François Truffaut, was released in 1959 and is one of the Nouvelle Vague’s most iconic films. It forms the first chapter in the adventures of the young Antoine Doinel (played by Jean-Pierre Léaud), a twelve-year-old with a passion for the writings of Balzac. Antoine is irresponsible, and tells fibs one after another, but he gets caught up in a spiral that leads him to a correctional home (from which he escapes). The strength of the film lies in the youngster’s engaging natur, which endears us to him and somehow seems to excuse his delinquency. Les 400 Coups, aka The Four Hundred Blows, earned Truffaut the 1959 Cannes Festival prize for Best Director. Its original music score was composed and conducted by Jean Constantin, whose own song Mets deux thunes dans l’bastringue became a major hit at the same time.

À double tour was the third feature film from director Claude Chabrol. Also a 1959 release, the plot unfolds in Chabrol’s favourite setting: the provincial petite bourgeoisie. Comfortably settled outside Aix-en-Provence, the Marcoux family is living a life of propriety and civility until a new neighbour arrives… and she becomes the mistress of the head of the house. Life gets even more complicated for everybody when she introduces a male friend to Marcoux’s daughter and they have an affair. The original soundtrack was written and conducted by the great composer Paul Misraki, who had already written many songs and would go on to compose music for over 120 films.

La tête contre les murs filmed by Georges Franju came out in 1959 and was adapted from Hervé Bazin’s novel of the same name. The character François Gérane (played by Pierre Brasseur) spends his time either in jail or in psychiatric hospitals, forming an allegory between physical and material restraint and confinement within one’s own body. It is summed up neatly by the line in the film that says, “Walls are above all your walls. They can recede as you step forward, but your very freedom remains an enclosure if you don’t go out of yourself.” Jean-Luc Godard praised the film with his critique in Les cahiers du cinéma, writing, “La tête contre les murs is a madman’s film about the mad. And so it’s a film whose beauty is crazy.” In 1960 it won the Grand Prix from France’s Académie Du Cinéma, with music by the great composer Maurice Jarre.

Les Liaisons dangereuses 1960, was adapted by filmmaker Roger Vadim from the novel of the same title written by Pierre Choderlos de Laclos. The Valmont couple (played by Gerard Philippe and Jeanne Moreau) shared a single pleasure, loving each other and enjoying the destruction of other people’s souls by breaking up their couples in a cold, calculated game of seduce and destroy. Boris Vian makes an appearance in this film with music by Art Blakey’s Jazz Messengers featuring saxophonist Barney Wilen.

À bout de souffle directed by Jean-Luc Godard came out in 1960 and immediately became an iconic Nouvelle Vague movie, the story of the couple Michel Poiccard (played by Jean-Paul Belmondo) and Patricia Franchini (Jean Seberg) who have been having a liaison, but Patricia no longer loves Michel. So Belmondo is on the run after killing a gendarme, while Seberg sells copies of the New York Herald Tribune on the Champs-Élysées to finance her studies at the Sorbonne. Belmondo’s face is soon on every front page. They become lovers again, and hide out at a friend’s place until Seberg finally denounces Belmondo. The film’s music was composed by pianist & bandleader Martial Solal.

L’eau à la bouche by filmmaker Jacques Doniol-Valcroze was releasd to cinemas in 1960, a romantic intrigue telling the stories of three couples. Miguel, a young notary settling an inheritance after the death of Lady Henriette, summons her grandchildren to a family gathering in a sumptuous neo-baroque chateau. Two cousins, Milena and Séraphine, interrupt the proceedings. Séraphine is accompanied, not by her brother as tradition would have it, but by her lover; and soon she begins to find the notary attractive… So Miguel falls for Séraphine’s charms, while her lover finds consolation with Milena. While this is going on, César, the family butler, seduces the maid… It was Serge Gainsbourg who wrote the music, with arrangements by Alain Goraguer, and the title song from the film also had success.

Le bel age filmed by Pierre Kast came out in 1960, a comedy of manners based on an Alberto Moravia novella in which three characters evoke their love lives. In the story, a group of friends go hunting in the woods, and each in turn relates an episode from his past; gradually, new bonds are created. It was the last film in which Boris Vian appeared, and the cast included his real-life wife Ursula Kübler, actress Alexandra Stewart, and actor Jean-Claude Brialy, all of whose roles had their real names. The music was composed by Alain Goraguer and Georges Delerue.

Les bonnes femmes is the original title of a Claude Chabrol film (aka The Good Time Girls, 1960) that dealt with the lives of four sales-girls in a shop selling domestic appliances. The four women, Jane, Ginette, Jacqueline and Rita, spend their boring days inside the shop, and their livelier evenings looking for male company and a happiness that is often uncertain. Jane is married and her lovers change regularly. At night, Ginette transforms into an Italian singer and shows off. Rita has a domineering, mediocre fiancé with an exasperating family. Jacqueline, who has the most dignity, searches desperately for true love. But for her, and for her friends, these one-night stands and the dreams that they bring are often synonymous with great disillusions. The music was composed by Paul Misraki, and Jacques Metehen conducted the orchestra.

Zazie dans le métro by Louis Malle (1960) is a burlesque comedy based on the novel of the same name by Raymond Queneau published a year earlier. Zazie is a wily ten-year old provincial girl with bold manners who arrives in Paris determined to discover the capital’s Métro. Her uncle Gabriel meets her at the station and, to her dismay, throws her straight into a taxi driven by his friend Charles and drops her off at the Turandot cafe. There she makes the acquaintance of Mado P’tits Pieds, a big-hearted waitress, her aunt Albertine, a model housewife, and various other juicy characters. Zazie makes her escape to finally take a trip on the Métro, but when she finds the station closed because of a strike, she bursts into tears. Each character can now get back to his own business. Her uncle is a Spanish dancer in drag who appears in cabaret; Charles declares his love to Mado; and Zazie discovers the flea-market in the company of Pédro-Surplus, who metamorphoses into various characters (satyr, policeman, inspector…) with improbable names like Trouscaillon or Aroun-Arachide. Two days of Parisian madness ensue, and then Zazie at last takes the subway back to the station and her train home. But Zazie falls asleep in her aunt’s arms and never actually sees the Métro. The music for the film was composed by the Italian pianist Fiorezo Carpi.

Et Dieu... créa la femme
– Brigitte Bardot, her first microgroove record (1957).
Excerpts from the original soundtrack of the film made by Roger Vadim.
Eighteen year-old Juliette has left the orphanage where she grew up and is working at the bookshop of her adoptive parents in Saint-Tropez. Her beauty is provocative and she arouses male desires, especially those of Eric Carradine, the proprietor of a very fashionable night-club. Juliette is in love with Antoine Tardieu, who runs a small boatyard, but she marries his brother Michel out of frustration. This doesn’t stop her from becoming Antoine’s mistress. Michel discovers his wife has betrayed him and has a more than lively dispute with his brother; he then rejoins Juliette in Carradine’s discothèque where, in a fit of jealous rage, he slaps her violently in public… The record that featured Paul Misraki’s original score contains a commentary by Bardot who narrates the film’s story.

Tirez sur le pianiste from François Truffaut (1960) is an adaptation of a thriller by novelist David Goodis. It was Truffaut’s second film and he gave the lead role to Charles Aznavour, who plays a timid bar-pianist named Charlie Kohler who’s up against a bunch of gangsters who are after his brothers Chico, Momo and young Fido. One night, Chico is being chased and he takes refuge in the bar where Charlie is playing, a bar whose waitress, Léna (played by Marie Dubois) is in love with Charlie. Léna knows that Charlie’s real name is Édouard Saroyan, and she’s learned he’s a great pianist who was once married to a woman named Thérésa, who threw herself from a window after confessing that she had “bought” his fame by sleeping with his impresario. And that was when Édouard/Charlie abandoned concerts to play the piano in bars. Léna wants to help Charlie become Édouard Saroyan again. It was Georges Delerue who composed and conducted the film’s original score. Boby Lapointe appears in the film singing Framboise and Marcelle.

Une Femme Est Une Femme filmed by Jean-Luc Godard (1961) tells the story of a young Danish woman rnamed Angela (Anna Karina) who’s a stripper in a Paris night-club. Émile (Jean-Claude Brialy) is a bookseller and occasional race-cyclist. Angela meets Émile, they fall in love, and they decide to live together. They enjoy a somewhat unusual, albeit solid, union until the day when, one evening, the young woman tells Émile that she wants a child. Émile turns her down flat because he doesn’t feel ready to assume the reponsibilities of being a parent. So Angela then threatens to turn to his best friend Alfred Lubitsch (played by Jean-Paul Belmondo) who is secretly in love with her... The music for Godard’s film was composed by Michel Legrand, and Anna Karina herself sings the title song, for which Godard wrote the lyrics.

Cléo de 5 à 7 by Agnés Varda came out in 1961 and takes place in real time on June 21, 1961 in Paris. The Cléo in the title (Corinne Marchand), is a beautiful young singer who is rather frivolous but afraid that she might be suffering from cancer. The time is 5 in the afternoon, and in two hours she is due to have the results of her medical tests. To keep her fears at bay she looks for support from her entourage but meets with incredulity, if not indifference, and those reactions allow her to measure how vacuous her existence appears to be. In the end she finds the comfort she seeks after she meets a stranger during her distressed wanderings across Paris. The film’s original score was composed by Michel Legrand, and Agnes Varda wrote the two songs that were in the film – Sans toi and La belle p... – performed by Corinne Marchand, who recorded two other titles included in this set, La joueuse and La menteuse.

L’Année Dernière À Marienbad by Alain Resnais (1961) describes the dream of a man in love with an unattainable woman. He comes to fetch her, but the dream is also a nightmare: the woman no longer remembers him. He tries to reach her, but when he thinks he has done so, she has moved away to another moment in time, another memory: he has to convince her all over again. New nightmares loom up in front of him: is he sure that this is the woman he loves? Is he sure he has met her? Yes, of course she’s the one he loves. He carries her off into his night… the end of the dream, until the dream of tomorrow. The film is famous for the ambiguity of its narrative structure, which disconcerted and divided the critics. The dream dimension and the confusion between reality and illusion would later provide inspiration for many filmmakers. The orchestral music by Francis Seyrig was conducted by André Girard. Seyrig’s organ music was performed by Marie-Louise Girod on the instrument then under construction in the Oratoire du Louvre, which had only ten stops. In an interview published in the magazine L’Orgue she explained, “Resnais liked the fact the organ hadn’t been finished because that way it wouldn’t really sound like an organ…”

Lola by Jacques Demy (1962) is set in Nantes. Lola (Anouk Aimée), a cabaret dancer, has been waiting seven years for the return of Michel (Jacques Harden), her son Yvon’s father, who had gone off to find fortune in the French colonies. One day, by chance, she meets a childhood friend, Roland (Marc Michel), a man who’s never satisfied and who also has thoughts of leaving the country. But he’s been smitten with Lola for a long time, and cannot help proposing to her. In vain, of course. Some time later, a stranger dressed in white and with a Texan hat arrives in town driving a Cadillac. And the man drives past the Cafe Naval, where Lola works... The music was witten by Michel Legrand and La chanson de Lola is sung by Jacqueline Danno (the singing voice of Anouk Aimée in the film). The lyrics were written by Demy’s wife Agnés Varda.

L’Eclipse by Michelangelo Antonioni (1962) is set in Rome, where Vittoria (Monica Vitti) brutally ends her three-year relationship with her lover Riccardo (Francisco Rabal). The young woman is tired of a life she considers to be loveless, and she asks herself if she ever really loved him at all. Had she perhaps let herself be carried away by the comforts he was offering her? She goes to meet her mother at the Stock Exchange and makes the acquaintance of Piero (Alain Delon), an exchange agent whose youthfulness, ambition and cynical seductive charms make her fall for him at once. After leaving Rome to go to Verona, her thoughts turn to Piero again and she convinces herself that he is the best cure to make her forget Riccardo... The music was composed by Giovanni Fusco, while Italian singer Mina performs the title song in French and Italian.

Jules et Jim from François Truffaut (1962) is another great Nouvelle Vague film classic, and it was adapted from the novel of the same name that Henri-Pierre Roché published in 1907. A German student named Jules (Oskar Werner) meets a French student named Jim (Henri Serre), and they become friends. Their friendship deepens as they discover they have the same tastes in books, art and women. They travel south to the Mediterranean together, and on an excavation site they come across a statue whose marvellous smile moves them tremendously. On their return to Paris they’re dazzled when they see the same smile on the lips of a young woman named Catherine (Jeanne Moreau) whom they meet by chance. Then a misunderstanding precipitates a series of events with the result that Catherine will marry Jules, even though she never ceases to love Jim. Then war breaks out, and the trio are separated until after the Armistice... The music for Jules et Jim is just one of the eleven soundtracks that Georges Delerue composed for Truffaut, and here Jeanne Moreau would sing Serge Rezvani’s famous song Le Tourbillon accompanied by Bassiak on the guitar. This live take is the one that can be found on the disc.

Olivier JULIEN
Adapted into English by Martin DAVIES
© Frémeaux & Associés 2021




Musiques de films de la nouvelle vague


CD1
Musique du film Les amants de Louis Malle (1958)
Musique de Johannes Brahms, Orchestre De Chambre Trianon
1 – Sextuor n°1 (extrait)
2 – Sextuor n°1 (extrait)
45 tours SP trianon 4325 ets

Bande originale du film Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle (1958)
Musique de Miles Davis et son quintette
3 - Générique
4 - Florence sur les Champs-Élysées
5 - Sur l’autoroute
6 - Évasion de Julien
7 - Au bar du petit bac
45 tours EP Fontana 460 603 ME

Bande originale du film Les 400 coups
de François Truffaut (1959)
Musique originale composée et dirigée
par Jean Constantin
8 – Les 400 coups / Car de police
9 – La machine à écrire
10 – Comment voulez-vous ?
11 – Balzac – Gymnastique – Trinité – Finale
45 tours EP Vogue EPL. 7.631 Ciné Revue n°5 – 1959

Bande originale du film À double tour de Claude Chabrol (1959)
Musique originale composée et dirigée par Paul Misraki
12 - À double tour
partie 1
13 - À double tour partie 2
45 tours EP Ducretet Thomson 450 V 259 – 1959
Bande originale du film La tête contre les murs
de Georges Franju (1959)
Musique composée par Maurice Jarre
14 - La tête contre les murs
15 - Surprise-partie
16 - Stéphanie
17 - Enterrement à l’asile
45 tours EP Vega 45 P 1957

Bande originale du film Les liaisons dangereuses 1960 de Roger Vadim (1959)
Musique de Art Blakey’s Jazz Messengers
avec Barney Wilen
18 - No problem (première version)
19 - Prélude in blue (à l’Esquinade)
20 - No hay problema
21 - Prélude in blue (Chez Miguel)
45 tours EP Fontana 460.660 ME


CD2
Bande originale du film À bout de souffle
de Jean-Luc Godard (1960)
Musique de Martial Solal
1 – Duo
2 – La mort
3 – Poursuite
4 – Dixieland
45 tours EP Columbia ESDF 1306 S

Bande originale du film L’eau à la bouche
de Jacques Doniol-Valcroze (1960)
Musique originale de Serge Gainsbourg, arrangements et direction Alain Goraguer
5 – L’eau à la bouche interprété
par Serge Gainsbourg
6 – Black March
7 – Judith
8 – Angoisse
45 tours EP Philips 432.492 BE
Bande originale du film Le bel âge de Pierre Kast (1960)
Musique de Georges Delerue et Alain Goraguer
9 - Nous avions vingt ans (Alain Goraguer)
10 - Avenue Henri Martin
11 - À Deauville
12 - Ursula
13 - Carla et Roger aux sports d’hiver
14 - Final
45 tours EP Versailles 90 M 135

Bande originale du film Les bonnes femmes
de Claude Chabrol (1960)
Musique de Paul Misraki, Orchestre sous la direction de Jacques Metehen
15 – Valse des bonnes femmes
16 – Samba pour Jeanne
17 – Rita Mambo
18 – Rock pour Ginette
19 – Tango pour Jacqueline
20 – La java d’Ernest
45 tours EP Versailles 90 M 301

Bande originale du film Zazie dans le métro
de Louis Malle (1960)
Musique de Fiorezo Carpi
21 - Zazie girls
22 -Générique
23 - Poursuite
24 - Thème de Zazie
45 tours EP Versailles 90 M 317

BONUS
Et Dieu... créa la femme, Brigitte Bardot,
son premier disque microsillon (1957)
Extraits de la bande originale du film de Roger Vadim
Musique de Paul Misraki
25 – Et Dieu créa la femme (première partie)
26 – Et Dieu créa la femme (seconde partie)
33 tours 25 cm Versailles STD 2012

CD3
Bande originale du film Tirez sur le pianiste
de François Truffaut (1960)
Musique originale composée et dirigée
par Georges Delerue
1 – Rencontre
2 – Charlie
3 – Poursuite
4 – Rock
5 - Thème d’amour
45 tours EP Philips – 432.510 BE

6 - Framboise interprété par Boby Lapointe
7 - Marcelle interprété par Boby Lapointe
33 tours 25cm Fontana 660.257 MR (1960)

8 - Dialogue d’amoureux interprété par Félix Leclerc et Lucienne Vernay
33 tours 30cm Philips Réalités V.5 (1957)

Bande originale du film Une Femme Est Une Femme de Jean-Luc Godard (1961)
Musique de Michel Legrand
9 - Blues Chez Le Bougnat
10 - Juke-box
11 - Chanson d’Angela interprétée par Anna Karina
12 – Le lampadaire
13 - Bastringue
Philips – 432.595
Bande originale du film Cléo de 5 à 7 d’Agnés Varda (1961)
Musique composée et dirigée par Michel Legrand, paroles d’Agnès Varda
Interprétation : Corinne Marchand
14 – Sans toi
15 – La Belle P...
Bonus :
16 – La joueuse
17 – La menteuse
45 tours EP Philips – 432.596 BE

Bande originale du film L’Année Dernière
À Marienbad d’Alain Resnais (1961)
Musique de Francis Seyrig dirigée par André Girard
18 - Thé Dansant
19 - Promenade
20 - Solitude
21 - Valse De Marienbad
22 - Final
45 tours EP Philips – 432.700 BE

Bande originale du film Lola de Jacques Demy (1962)
Musique de Michel Legrand
23 - Roland Rêve
24 - Michel Aux Iles
25 - Lola A L’Eldorado
26 - Chanson De Lola, interprétée par Jacqueline Danno, paroles d’Agnès Varda
45 tours EP Sinfonia – SEP 507 M

Bande originale du film L’eclipse
de Michelangelo Antonioni (1962)
Musique de Giovanni Fusco
27 - L’éclipse (version française) interprété par Mina
28 - L’éclipse (version italienne) interprété par Mina
45 tours EP Philips – 433.704 BE

Bande originale du film Jules et Jim de François Trufaut (1962)
Musique composée et dirigée par Georges Delerue
29 – Le tourbillon interprété par Jeanne Moreau, avec Bassiak à la guitare
30 – Brouillard
31 – Générique
32 – Vacances
45 tours EP Philips – 432.728 BE


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